vendredi 23 juin 2017

dimanche 11 décembre 2016

3eme biennale internationale de poésie visuelle d'Ille sur Tet França 2017

3eme biennale internationale de poésie visuelle d'Ille sur Tet França
Médiathèque de Perpignan
15 rue Émile Zola, 66000 Perpignan
du 6 mai au 16 juin 2017
Hommage à Joan Brossa, des poètes visuels du monde entier rendent hommage à Joan Brossa
Librairie Torcatis  
10 Rue Mailly, 66000 Perpignan
20 juin au 21 juillet 
exposition de reproductions d'oeuvres de Joan Brossa
(13) TREIZE Galerie 
 13 rue sainte croix 66130 Ille sur Tet
16 juin au 21 juillet Exposition de la 3eme biennale internationale de poésie visuelle
(13) TREIZE Galerie 
13 rue sainte croix 66130 Ille sur Tet
1 septembre au 29 septembre 2017 
Hommage à Joan Brossa, des poètes visuels du monde entier rendent hommage à Joan Brossa 

lundi 30 juin 2014

2 ème biennale internationale de Poésie visuelle, visual poetry juillet aout 2015

Photos de la 2eme biennale internationale de poésie visuelle d'ille-sur-Têt​ à la Librairie Torcatis​ et la la galerie Treize El taller Galerie​ 
Photos des vernissages de Gabriel Fabre http://gabriel.fabre.free.fr













































































photos de la 2eme biennale de poésie visuelle d'ille-sur-Têt​ à la Librairie Torcatis​ et la la galerie Treize El taller Galerie​ Photos des vernissages de Gabriel Fabre http://gabriel.fabre.free.fr



2ème Biennale internationale de poésie visuelle d'Ille sur Têt 


Les participants 


ARGENTINA Ariel Cangi-Claudio Mangiefesta-Raquel Gociol- Marcela Peral BELGIQUE / Miche-Art-Universalis- Luc Fierens BRASIL  Paulo BacedonioFatima Queiroz-Constança Lucas- Almandrade Andrade-Roberto Keppler-Avelino De Araujo- Sergio Monteiro de Almeida - Hugo Pontes-Tchello D'barros-Dorian Ribas Marinho / ESPAGNE / Pedro Bericat- Juan Lopez De Ael-Marisa Maestre Rebollo-Miguel Jimenez El Taller de Zenon- J.Ricart-Joaquim Gomez / COLOMBIE /  Mario Jose Cervantes / FRANCE / Philippe Baudoin-Gabriel Fabre-Didier Manyach-JF Chapelle-José Galdo-Gilles Olry-Vincent Courtois-Solange Clouvel-Christophe Massé-Joël Frémiot-Remy Penard-Ghislaine Lejard-Chari Goyeneche-Frédérique Guétat-Liviani-Vincent Pons-Michel Della Vedova-Devande-José Galdo-Le peintre Nato-Julien Blaine -Daniel Daligand –André Robèr /  GERMANY Harreck-PC (TICTAC)- Eberhard Janke-Elke Grundmann -Jurgen O Olbrich / HUNGARY Biro Jozsef / ITALY / Luigino Solamito-Bruno Chiarlone- Carla Bertola-Cosimo Cimino-Fernando ANDOLCETTI-Alessio Guano-Basso Umberto-Angela Caporaso-Giovani and Renata stra DA DA-Serse Luigetti -Piero Barducci-Emilio Morandi- Tiziana Baracchi- Alberto Vitacchio-Cinzia Farina-Enzo Minarelli / JAPAN / Noriko ShimizuShin Tanabe-Keiichi Nakamura MEXIQUE / José Alcalde / PÉRU Victor Valqui Vidal / PORTUGAL Fernando Aguiar / La REUNION / Jean Louis Robert-Hélène Corré-Sophy Rotbard / RUSSIA / Planet-Limarev / URUGUAY /Clemente PADIN / USA  / Steve Dalachinsky-John M. Bennet

ale de poésie visuelle d’Ille-sur-Têt Juillet Aout 2015 

Décryptage


1 - Un parti pris

   Il y a un éclatement des langues, des individus. Un éclatement du monde. Il y a, certes, des unités de sens mais elles sont différentielles. L’équilibre du monde n’est pas monolithique, il relève d’une synergie différentielle. Le poème contemporain est fait de greffes, de transitions, d’espaces, d’ondes et de fréquences qu’aucun langage commun absorbe sauf à éprouver celui-ci comme une aliénation. 
   Le poème contemporain entre en résonance avec toutes les formes données de visibilité et de sonorité. Sa présence et son fondement ne relèvent d’aucune langue particulière. Il s’articule dans les interstices entre toutes les langues possibles et imaginables. Pour reprendre un vocabulaire numérique, il est vectoriel. Il délaisse la dimension matricielle de ce qui a eu lieu, simplement parce qu’aujourd’hui les notions d’apparition et de mise en œuvre ne relèvent pas de la notion d’origine. L’origine est une fiction, une prise de pouvoir pour établir une hiérarchie. 


2 - Dissolution visuelle

   Il y a dans l’écriture et la lecture d’un poème classique, une perte, une résorption silencieuse de l’espace et du temps. Le poème, pour se ressaisir, a besoin d’une métamorphose. L’exigence poétique passe alors par une expérimentation de toutes les formes possibles de langage et d’expression. Par l’expérimentation comme méthode, la poésie d’avant-garde a prit différents contours. Différentes voies exploratoires. Celle qui nous occupe ici est la poésie visuelle, vaste territoire d’intelligence humaine en mouvement. Le champ visuel a prit une telle ampleur qu’il est nécessaire de reformuler notre rapport au visible. Plus seulement en terme de perception mais également en terme de pensée. Une pensée visuelle, strictement visuelle. Un flux tendu et incessant d’images alimente en permanence notre espace mental, social et environnemental. A tel point que l’ensemble de ces images est en train d’émerger comme un langage propre. Qui se voudrait immanent et incontournable là où il n’est que prise de pouvoir. Un langage que l’on doit apprendre à décrypter en tant que tel au risque de devenir le spectateur passif de sa propre existence.


3 - La biennale mode d’emploi

   La biennale, initiée par André Robèr, prend forme autour d’un corpus d’œuvres poétiques qui nous parviennent du monde entier. Un rendez-vous fixé à l’avance via les réseaux sociaux. Elle est ouverte à toute proposition poétique dès lors que l’on peut  fixer celle-ci au mur. Nous ne préjugeons pas de la qualité de l’œuvre reçue. Nous lui trouvons une place. La visibilité prime. Mais cela reste de la poésie. Une poésie qui s’affranchit du livre, de la lecture, de la traduction. Une poésie mondiale. La perception est visuelle, murale. Composer un poème visuel demande peu de moyens techniques. Il n’est pas de notre ressort, au travers de cette biennale de donner une valeur marchande aux œuvres exposées. Ni de mettre en avant tel poème au détriment de tel autre. Nous recevons des œuvres originales et d’autres, envoyées en pièce jointe, sont matérialisées par le truchement de la photocopieuse. La copie fixe la matérialisation de l’œuvre le temps de la biennale. Notre rôle consiste à donner à l’ensemble une cohérence. Bien sûr nous avons nos préférences. Mais à la question de l’auteur, du qui fait quoi, nous préférons axer la biennale autour de la poésie visuelle comprise comme un ensemble qui génère une forme particulière de langage. La poésie, aujourd’hui, est de quintessence planétaire. Elle offre la possibilité inouïe de poser chaque individu, d’où qu’il vienne et où qu’il aille, comme irréductible à tout ce qui pourrait le définir.



Daniel Van de Velde – mai 2015
Décryptage


1 - Un parti pris

   Il y a un éclatement des langues, des individus. Un éclatement du monde. Il y a, certes, des unités de sens mais elles sont différentielles. L’équilibre du monde n’est pas monolithique, il relève d’une synergie différentielle. Le poème contemporain est fait de greffes, de transitions, d’espaces, d’ondes et de fréquences qu’aucun langage commun absorbe sauf à éprouver celui-ci comme une aliénation. 
   Le poème contemporain entre en résonance avec toutes les formes données de visibilité et de sonorité. Sa présence et son fondement ne relèvent d’aucune langue particulière. Il s’articule dans les interstices entre toutes les langues possibles et imaginables. Pour reprendre un vocabulaire numérique, il est vectoriel. Il délaisse la dimension matricielle de ce qui a eu lieu, simplement parce qu’aujourd’hui les notions d’apparition et de mise en œuvre ne relèvent pas de la notion d’origine. L’origine est une fiction, une prise de pouvoir pour établir une hiérarchie. 


2 - Dissolution visuelle

   Il y a dans l’écriture et la lecture d’un poème classique, une perte, une résorption silencieuse de l’espace et du temps. Le poème, pour se ressaisir, a besoin d’une métamorphose. L’exigence poétique passe alors par une expérimentation de toutes les formes possibles de langage et d’expression. Par l’expérimentation comme méthode, la poésie d’avant-garde a prit différents contours. Différentes voies exploratoires. Celle qui nous occupe ici est la poésie visuelle, vaste territoire d’intelligence humaine en mouvement. Le champ visuel a prit une telle ampleur qu’il est nécessaire de reformuler notre rapport au visible. Plus seulement en terme de perception mais également en terme de pensée. Une pensée visuelle, strictement visuelle. Un flux tendu et incessant d’images alimente en permanence notre espace mental, social et environnemental. A tel point que l’ensemble de ces images est en train d’émerger comme un langage propre. Qui se voudrait immanent et incontournable là où il n’est que prise de pouvoir. Un langage que l’on doit apprendre à décrypter en tant que tel au risque de devenir le spectateur passif de sa propre existence.


3 - La biennale mode d’emploi

   La biennale, initiée par André Robèr, prend forme autour d’un corpus d’œuvres poétiques qui nous parviennent du monde entier. Un rendez-vous fixé à l’avance via les réseaux sociaux. Elle est ouverte à toute proposition poétique dès lors que l’on peut  fixer celle-ci au mur. Nous ne préjugeons pas de la qualité de l’œuvre reçue. Nous lui trouvons une place. La visibilité prime. Mais cela reste de la poésie. Une poésie qui s’affranchit du livre, de la lecture, de la traduction. Une poésie mondiale. La perception est visuelle, murale. Composer un poème visuel demande peu de moyens techniques. Il n’est pas de notre ressort, au travers de cette biennale de donner une valeur marchande aux œuvres exposées. Ni de mettre en avant tel poème au détriment de tel autre. Nous recevons des œuvres originales et d’autres, envoyées en pièce jointe, sont matérialisées par le truchement de la photocopieuse. La copie fixe la matérialisation de l’œuvre le temps de la biennale. Notre rôle consiste à donner à l’ensemble une cohérence. Bien sûr nous avons nos préférences. Mais à la question de l’auteur, du qui fait quoi, nous préférons axer la biennale autour de la poésie visuelle comprise comme un ensemble qui génère une forme particulière de langage. La poésie, aujourd’hui, est de quintessence planétaire. Elle offre la possibilité inouïe de poser chaque individu, d’où qu’il vienne et où qu’il aille, comme irréductible à tout ce qui pourrait le définir.

La deuxième biennale internationale de poésie visuelle d’Ille sur Têt de 2015 s’installe à l’atelier galerie (13) TREIZE à Ille sur Tet et à la librairie Torcatis à Perpignan pour l’été. Elle trouve déjà un rythme avec 91 participants de 17 pays. Les participations des poètes visuels varient ; d’un format d’une carte postale au format A3. Certains d’autres eux ont envoyé qu’un poème d’autres ont choisi d’en envoyer plusieurs. Comme en 2013 la mise en espace sera assurée par Daniel Van de Velde qui est commissaire avec André Robèr pour cette édition.
Cette exposition grâce à son ouverture esthétique montrera toute la palette des possibles en poésie visuelle ; des pionniers comme Hugo Pontès, Biro Jozsef, Enzo Minarelli, Almandrade Andrade, Fernando Aguiar, John M. Bennet et Julien Blaine s’ajoute des générations trés activent. Tous ont joué le jeu proposé par les commissaires de participer bénévolement à cette biennale internationale.
Le nombre de participants et l’augmentation des pays d’origines feront de cette exposition un grand moment. Moment de découverte pour les visiteurs occasionnels de la galerie et affirmation de la volonté d’André Robèr d’inscrire ce lieu dans l’écriture sous toutes ses formes. Les habitués de ces formes se délecteront de la multiplicités des œuvres.
Cette année un hommage sera rendu à l’artiste français Julien Blaine à Perpignan à la librairie Torcatis. L’occasion de découvrir des instantanés de son parcours riche en productions.
« Nous ne pouvons nous satisfaire du médiocre pour le devenir. Il nous faut le mieux et le plus exigeant pour alimenter notre être et le transporter, le transformer en œuvre » S’amuse à dire André Robèr qui s’appuie sur cette phrase du poète et artiste français Robert Fillou « L’art c’est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art ».
C’est bien de l’esprit du mouvement Fluxus dont il s’agit ici. De cette volonté permanente de s’insoumettre aux diktats des esthétiques dominantes digérés par les établissement public d’état.
À Ille sur Têt aussi il y a des possibles à construire cette ville qui à vue naître et vivre des poètes mérite aussi ce qui se fait de mieux dans la poésie visuelle internationale.
A Perpignan à la librairie Torcatis l’hommage à un pionnier Julien Blaine que l’on pourra voir en chair et en os.

Daniel Van de Velde – mai 2015


Expositions
Hommage à Julien Blaine 2 au 25 juillet 2015
 Librairie Torcatis 
10 RUE MAILLY 66000 PERPIGNAN France
Vernissage le 2 juillet à 17h 
Atelier Galerie TREIZE (13) 
13 rue sainte croix 66130 Ille sur Têt France 
3 juillet au 12 août 2015 
Vernissage le 3 juillet à 18h 30